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Il y a un an, nous étions déjà cinq…

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Il y a un an, on appelait SOS médecins pour le grand à cause de laryngite aiguë et de quintes de toux qui n’en finissaient pas.
Une dose de Solupred. Et le médecin repart en nous demandant d’attendre une heure avant de le coucher.
Une heure au cours de laquelle il s’endormira dans mes bras.
Une heure au cours de laquelle, on discutera avec son papa.

Au cours de cette soirée, il y a eu des mots que l’on regrette, ceux qui quand ils sortent de notre bouche font mal et nous font mal.
Un an plus tard, on se demande encore comment on a pu penser ça 1/4 de seconde.

Il y a un an, je savais, je sentais que numéro 3 viendrai gonfler les rangs de la fratrie.
Sans avoir fait aucun test, au plus profond de moi je le savais
.

Le test, je l’ai quand même fait le lendemain matin.
J’ai attendu que monsieur parte travailler.
Il ne devait pas être au coin de la rue que je savais déjà que nous allions être 5…
J’ai patienté toute la journée en essayant de ne rien laisser paraître.
Partagée entre la joie de devenir à nouveau maman et la crainte d’accueillir un nouveau né alors que le ouistiti venait tout juste de souffler sa première bougie.
Peur de tout chambouler à la maison.
De ne pas y arriver.
Qui devra partager sa chambre.
Changer la voiture.

Il y a un an, on était partagés.
Cette naissance n’est pas un accident mais plutôt une jolie surprise.
Pour Ouistiti, il a fallu plusieurs mois, de nombreux test négatifs et je ne compte pas les faux espoirs et les déceptions.
On pensait que ça prendrait du temps et
On a oublié de faire un bébé.
On a arrêté d’y penser 24h sur 24.
J’avais fait mon deuil de cette troisième naissance et m’étais lancé dans de nouveaux projets, de nouveaux défis…
Et monsieur est arrivé 😀

Chacun « campait » sur ses positions.
Et puis un déclic une évidence on serait 5 cet été et puis c’est tout !

Aller chez le médecin avec le papa.
Voir cette toute petite chose à l’écho et se lancer dans l’aventure à corps perdu.
Se rendre aux urgences 3 jours après et s’entendre dire par le remplaçant de super médecin que je suis en train de faire une fausse couche.
Et là c’est le drame !
On l’aimait déjà ce petit pois sauteur.
On se rend compte qu’il tient déjà sa place dans notre famille quand on est sur le point de le perdre
.

Mais c’est un battant.
Prise de sang toutes les 24h et
Ce n’était qu’un « petit » décollement qui s’est résorbé avec du repos.
Autant dire que le début de grossesse n’a pas été des plus serein.

Mais le principal est d’être là.
En pleine forme, tous les 5, un an après.
Et unis plus que jamais
.

Un brouillon écrit à 5 h avec un tout petit endormi dans les bras après la tétée.
Et se dire qu’on s’est pris la tête pour bien peu de chose.
Que seraient nos vies, ma vie, sans lui.
Sans eux.

La fin de l’aventure « Maternité »

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31 décembre 2008 : retour à la maison pour le début de notre nouvelle vie à trois.
Il nous aura fallu quelques jours, semaines et mois pour trouver le rythme, notre rythme.

1er octobre 2011 : nous voilà quatre à la maison.
Tout se bouscule, notre mécanique si bien rodée est un peu chamboulée.

19 juin 2013 : la famille est au complet avec nos 3 enfants mais nous allons devoir tout réapprendre.
Le temps va devoir se rendre un peu plus élastique pendant un moment.

Chaque enfant a ses besoins et ses attentes.
Il est clair que les phrases telles que :« une petite minute », »attends », « j’arrive » vont beaucoup résonner à la maison ces prochaines semaines.
Mais promis les loulous, Papa et Maman feront de leur mieux…

Le retour à la maison est toujours un peu particulier.
Un peu comme quand on revient de vacances, quand il faut se réapproprier les lieux.
Heureux et nostalgique à la fois.
Heureux d’être rentrés dans notre « chez nous » et nostalgique que cette aventure soit déjà terminée.

Relancer la valse des machines, remplir le frigo, reprendre une routine en gardant en mémoire ces derniers jours… Souvenirs qui flotteront encore quelques temps dans nos têtes, avant de replonger tête baissée dans le rythme encore un peu plus effréné de nos vies…

Repensant à ce post écrit dans la chambre 55 de la maternité qui a vu naître mes 3 enfants, dans quelques semaines, mois ou années…

J’ai promis que je ne pleurerai pas pour la sortie demain ou du moins que j’essayerai.
Mais je ne suis vraiment pas sûre de pouvoir retenir ces larmes qui montent et redescendent toutes seules sans qu’on ne leur ai rien demandé, depuis quelques jours.
Foutues hormones !

Il y a presque deux ans je quittais cette maternité le cœur lourd.
Aujourd’hui, je ressens la même nostalgie mais avec cette fois-ci un sentiment d’accomplissement et une grande fierté.
Je suis fière de notre famille
.
Fière de mon mari qui a tout géré.
Fière de mes enfants qui n’ont pas trop fait tourner les grands-parents en bourrique.
Fière de moi, un peu quand même, d’avoir un mari aimant et 3 très beaux enfants en bonne santé. (Une maman est toujours très objective quand il s’agit de ses enfants… 😉 )

Mais là, c’est sûr! Une fois que nous aurons passé cette porte au bout du couloir, nous quitterons toutes ses petites fées qui ont veillé sur nous pendant ces 5 jours,
Et l’aventure « maternité » sera terminée pour nous.
Peut-être passerons-nous cette même porte dans 25 ans pour aller admirer la bouille de notre premier petit-enfant…
Mais c’en est fini de notre tour…
Maintenant place à la vie de famille.
Notre belle et grande famille.

Hâte d’entendre des « maman » dans toute la maison, car même s’ils sont venus chaque jour, mes « grands » me manquent.

Et je suis sûre que mon p’tit mari a hâte que je rentre aussi…
Il doit s’ennuyer de ne pas m’entendre râler sans raison… 😉
Ça par contre, ça devrait vite rentrer dans l’ordre… Je ne me fais pas trop de soucis…

Autant mes grossesses et les naissances ont été différentes, autant le retour à la maison a un goût de déjà-vu…

 

Edit : J’ai réussi à traverser ce couloir sans pleurer…
Une seule et unique larme n’a coulé que dans la voiture… 😉

Bonne fête Papa…

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Dimanche 16 juin, jour de fête des pères en France.
Une journée ensoleillée chez nous.
On voit la vie encore un peu plus en bleu depuis 24h.
Car Monsieur P’tit-Mari a reçu son cadeau de fêtes des pères avec un peu d’avance.
Monsieur bébé a décidé de nous faire une surprise en pointant le bout de son nez avec plus de 3 semaines d’avance.

En plaisantant, j’avais dit au papa qu’il aurait son 3ème fils pour la fête des pères…
C’était presque ça !

Jeudi : des contractions toute la journée.
Elles sont gênantes mais pas franchement douloureuses.
Elles me font danser d’une fesse à l’autre sans grimacer.

Dans la nuit, elles semblent se rapprocher mais c’est toujours pareil niveau intensité.
Je me dis que bébé se prépare doucement, il se fait beau et range sa chambre…

En plaisantant sur le trottoir vendredi matin avant de partir à l’école, on se dit au revoir mais pas « à ce soir » comme on en a l’habitude…
Mais plutôt « à tout à l’heure… »

Nos antennes de parents doivent sentir quelque chose…

J’emmène donc Loulou aà l’école avant une journée chargée en rendez-vous administratifs, médicaux…
Partie faire quelques courses rapides, nous voilà partis ouistiti, la mamie et moi direction la clinique… Juste pour contrôler…
Sauf que les contractions se sont intensifiées et rapprochées.
On en est à une toutes les 2-3 minutes.
Mais j’essaye de garder le sourire devant mon p’tit bonhomme qui au haut de ses 20 mois se demande un peu où on est.

Inutile de préciser que les rendez-vous en question ont du être annulés les uns après les autres au fur et a mesure de la journée, bafouillant quelques excuses au téléphone entre 2 contractions.

La sage femme me fait un monito et m’examine.
On a même le temps de faire un câlin avec ouistiti, qui s’endort dans mes bras bercé par les battements de cœur de son frère.
Verdict: on ne sait pas trop ce qu’il se passe.
Malgré les contractions, le travail n’avance pas et les médicaments ne font pas passer les contractions…
Donc on marche en attendant de voir ce qu’il se passe.
Et on rappelle P’tit-Mari, des fois que ce soit le bon jour…
A 14h, c’est décidé je reste au moins en observation…
A 15h, direction salle d’accouchement le travail s’est enclenché… Doucement mais sûrement.
Et puis pour un 3ème ça va vite, me dit-on.
Donc on va appeler l’anesthésiste rapidement.
La poche des eaux est percée.
Et là, Monsieur-Bébé a décidé que non finalement il resterai bien au chaud…
Chaque contraction le fait remonter au lieu de descendre.
On envisage doucement une césarienne…
Mais comme il ne souffre pas des contractions et que j’arrive encore à les gérer sans trop de soucis, on patiente un peu.
Ça serait dommage de devoir passer au bloc pour un troisième alors que les deux premiers sont nés sans soucis.

Et ensuite tout s’accélère…
Enfin surtout les contractions.
Les temps de repos sont maintenant plus courts que les contractions en elles-même.
Je commence à perdre pied.
Je sens un malaise arriver, les oreilles bourdonnent…
C’est décidé : césarienne.

5 minutes plus tard me voilà au bloc,
Attachée sur la table d’opération toujours avec les oreilles qui bourdonnent, des mouches dans les yeux et des nausées.
Il est 22h25, et Monsieur-Bébé pousse enfin son premier cri après plus de 12 heures de travail à la maternité.

Monsieur regardait les étoiles, le nez en l’air et ne pouvait donc pas s’engager.

On me le montre 30 secondes, le temps d’un bisou et il part rejoindre son papa pour les soins dans les bras de la sage femme.
La ressemblance avec ses frères est frappante.

Je me retrouve tremblotante entre l’émotion et l’anesthésie.
Seule, sans mari et sans bébé, même si je suis très entourée par toute l’équipe médicale qui m’avouera ensuite que je leur ai fait très très peur.
Le temps est à la couture pour le médecin et ensuite salle de réveil pour moi.
Comme je peux rapidement bouger mes orteils, on me laisse regagner ma chambre avant les 2 heures habituelles… Il est tard, la journée a été longue, j’ai hâte de retrouver mon bébé et mon mari.

Mari, que j’ai laissé inquiet sur le seuil de la salle d’accouchement, tout seul et que je retrouve souriant et soulagé avec bébé.
Ça y est ! Il est là ! On est là ! Et tout le monde va bien !
Maintenant, on peut pleurer de bonheur et plus seulement de peur et de stress…
Parce que oui, j’ai craqué, les nerfs ont lâchés et les larmes ont coulées quand on nous a annoncé la possibilité d’une césarienne.
Mais j’ai pu compter sur le soutien sans faille du papa, qui n’a rien laisser paraître de son stress pour me remonter le moral et me laisser partir plus sereine vers le bloc.

Tout au long de la grossesse, monsieur P’tit-Mari me demandait de ne pas accoucher la nuit ni un week-end.
Et Loulou voulait que son frère arrive un jour où il y a école.
Pari tenu, Arthur est arrivé vendredi soir à 22h25.
On nous avait prédit un gros bébé, il ne pèse que 3.060 kg et mesure 46.5cm.
Autant dire que les mamies sont arrivées en renfort avec des vêtements en naissance et prématurés.

8 h après ma césarienne, je pète le feu…
Je suis debout pour m’occuper de mon bébé…
Une jolie cicatrice qui ne ressemble à rien de plus qu’un trait de crayon…
Bref, tout est oublié !
Il ne reste que les bisous et les câlins… Le bonheur en somme !

Les grands ont rencontré leur petit frère hier, se battant autour du berceau pour avoir la meilleure place pour le voir… Une véritable histoire d’amour qui prend forme…

Alors voilà je pense que pour monsieur Ptit-Mari cette fête des pères a une saveur encore différente des précédentes.
Ça y est notre famille est là, au complet!

Bonne fête à tous les papas.
À mon mari.
Mais aussi à mon papa à moi, la première fois depuis 29 ans où je n’irais pas le voir pour sa fête…
C’est lui qui passera nous voir ! Mais je crois qu’un câlin de son p’tit fils pardonnera tout ça 😉

5 ans d’amour et 3 enfants…

Si on m’avait dit il y a un peu plus de 5 ans que je serai l’heureuse maman de 3 enfants et la ptite femme comblée de monsieur ptit mari…
J’aurais très certainement rigolé un bon coup avant de prendre mes jambes à mon cou…

Moi qui me pensais être une vaccinée de l’amour et de ses coups bas.
Ceux qui font mal au cœur et qu’on pense ne jamais s’en remettre.
Ceux qui vous font toucher le fond sans voir aucune fin heureuse et vous font douter des hommes…
Ceux qui vous laissent entrevoir un avenir plutôt morose dans un appartement, toute seule, entourée de chats et de poissons rouges…

Et puis la vie vous réserve des surprises, des mauvaises, des bonnes voire même des très très bonnes !
Comme ajouter un jour de plus en 2008, et placer sur la route un jeune homme (à l’époque 😉 )
Ensuite tout s’enchaîne, moi qui ne croyais plus à l’amour, je me laisse emporter, comme ça… Sans rien y faire et sans rien pouvoir y faire.

Tout s’est enchaîné, sous les regards médusés, incompréhensifs et méfiants de notre entourage.
Seuls les plus proches ont semblé nous comprendre… En même temps, on ne leur a pas laissé trop le choix…
Les autres n’attendaient qu’une chose : notre chute, qu’ils espéraient brutale!

Il faut dire que nous n’avons pas forcément fait les choses comme il est convenu de les faire…

Une rencontre, un emménagement, l’achat d’une maison, un bébé, un voyage de noce avant même les noces, un pacs, un mariage, et la naissance de notre premier enfant.
Tout cela en moins de 10 mois…

Un peu plus de 5 ans et 3 enfants plus tard, je me dis que notre folie a payé, nous avons fait mentir toutes ces mauvaises langues qui n’auraient pas parié un centime sur notre couple…

Tout ça pour dire que mon ptit homme je l’aime.
Bien plus qu’il ne puisse l’imaginer… Et le remercier de faire de moi la femme que je suis aujourd’hui.
D’avoir confiance en moi pour deux, de croire en mes projets les plus fous, répondre à mes envies les plus farfelues…
D’être là pour nos enfants, pour moi,
Partageant toujours son temps entre nous, quitte à rogner sur son temps « perso », celui dont on a tous besoin pour être bien…
Le confort et le bonheur de notre famille prévaut sur le sien.
N’étant heureux que si nous le sommes…
D’avoir supporter les longues heures d’attente et de stress, ponctuées de contractions, lors de la naissance de notre petit dernier cette nuit… Le tout sur un tabouret des moins confortable…

Et comme dit un célèbre chanteur bien aimé des français, maintenant à la retraite.
« J’aurai eu des enfants mais pas ceux-là.
Ma maison est là, exactement dans ses bras !  »
C’est pas pour rien qu’elle clôturait notre cérémonie de mariage… 😉

Alors oui la vie nous réserve de jolies, très jolies surprises ! Et c’est ce qui fait quelle vaut d’être vécue à fond.
Et de profiter de chaque instant sans trop se poser de questions en laissant les soucis de côté…
Si je ne devais retenir que quelques moments parmi les plus forts, ce seraient sans hésiter lorsqu’il a tenu nos enfants pour la première fois dans ses bras.
Un regard embué qui en dit long, bien plus que toutes les déclarations d’amour… Et même bien plus qu’un oui, prononcé la voix un peu tremblante d’émotion un certain 30 août…

Je suis amoureuse tout simplement de mes 3 p’tits mecs et leur papa.

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Et puis Juin…

Et puis Juin…

Nous y voilà, le mois de Juin pointe son nez… Enfin…
Ici, on n’attend pas le soleil…
On t’attend toi…
P’tit bonhomme qu’on ne connait qu’au travers des échos, des coups de pieds et des drôles de formes que prend mon ventre…
Tes grands frères t’attendent avec une impatience folle.
Le plus grand nous demande chaque jour : « C’est aujourd’hui que tu vas chercher le ToutP’titFrère à l’hôpital ? »

Le plus petit pointe mon ventre en disant timidement : « Bébé ? Là ? »

Alors nous y voilà… En Juin…
Viens prendre la place dans ta famille, mon tout petit garçon…
Ne sois pas trop pressé quand même, fini de te faire beau… et range tes jouets 😉
On est là…
Ne t’inquiètes pas !
Tout est presque prêt… Il reste forcément le tout dernier petit détail…

La fin de grossesse me rend nostalgique.
Je veux profiter de chacun de mes 3 enfants.
Pour la première grossesse, j’étais très pressée de rencontrer mon fils.
Tellement pressée que je n’ai pas profité des derniers moments de cette grossesse, prise dans le tourbillon des fêtes de fin d’année…

Pour le second, je savourais ou du moins essayais chaque coup de pied de bébé car je savais qu’ils me manqueraient ensuite.
Si nostalgique, que je pleurais toutes les larmes de mon corps, le jour où j’ai quitté la maternité avec mon mari et mes deux enfants.

L’aventure maternité s’arrêtait là pour moi.
Une autre, encore plus forte commençait bien sûr, mais ça y est c’était fini. Mes bébés étaient là dans mes bras et mon ventre vide.
Face à un p‘tit mari qui ne comprenait pas trop ce qu’il se passait et boudait un peu… Pensant que je n’étais pas heureuse de rentrer à la maison, tous les 4 !

Et pour le troisième, en plus des coups de pieds à essayer de ne pas oublier, viennent s’ajouter les caresses et les bisous des grands.
Toutes ces choses qu’on ne revivra plus, une fois bébé né et qui ont changé notre vie.
Alors oui, je sais que je dois profiter de ces moments.
Ces derniers moments de future maman.
Ces derniers moments à 4.
Puisque notre vie va changer et plus rien ne sera comme avant.
J’ai hâte d’y être mais je veux encore profiter de tout ça…
Vous pouvez me traiter de folle.
Promis je ne me vexerai pas 😉

Avant je n’étais une femme, maintenant je suis aussi une maman.
Et pour moi ce rôle est bien plus important.
L’impression que la vie, ma vie, est là ! Il ne pouvait pas en être autrement !
Mes enfants et mon mari font de moi la femme que je suis.
Et même si je râle beaucoup, je suis heureuse comme ça.
Avec eux et surtout grâce à eux !

Alors oui, ça a déjà été dit et archi-répété mais j’ai découvert qui je suis le jour où je leur ai donné la vie…
Et c’est pas pour rien que cette chanson me tire les larmes aux yeux et me hérissent les poils des bras à chaque fois…
(Monsieur P’tit-Mari, t’es pas obligé de te foutre de moi hein… ;))

Alors mon tout-petit, viens découvrir la famille un peu folle que nous sommes…
Un brin de folie, c’est sûr… Mais surtout beaucoup d’amour… Et c’est bien tout ce qui compte !

5h17 ou les insomnies de la femme enceinte…

Réveil-matinSe réveiller ou plutôt être réveillée à coups de petits pieds énergiques.
Tousser en silence au milieu de la nuit en essayant de ne réveiller personne.
Tousser encore à cause de cette foutue angine que fiston a eu l’immense honneur de nous refiler. Les papas, eux ne tombent pas souvent malades.

Se retourner.
Regarder l’heure et se rendre compte qu’il est déjà/que 5h17.
Se dire qu’il faudrait se rendormir…
Vite…
Pour profiter de quelques heures de sommeil avant l’arrivée des petits dans le lit.
Deux heures grand maximum.

Se retourner encore.
Se reprendre 2-3 coups qui semblent vouloir dire que la position choisie ne convient pas à Monsieur Bébé.
Se retourner alors encore une fois.

Penser à la crêpe industrielle que les enfants ont laissé toute seule au goûter.
Se rendre compte qu’il va falloir aller aux toilettes.
Se retourner et penser encore à cette foutue crêpe.
Se dire que de toute façon, on ne pourra pas se rendormir sans avoir été faire pipi pour la troisième fois de la nuit et le ventre un peu plus plein.

Sortir du lit bien chaud.
Et poser ses pieds sur le parquet froid.
Descendre les escaliers sans réveiller personne.
Éviter cette troisième marche qui grince.
Ah tiens, la 7ème grince un peu aussi.

Arriver sur le carrelage gelé.
Aller aux toilettes et vite chercher cette foutue crêpe.
La manger sans scrupule ou presque et penser à une solution de repli pour quand le grand demandera où est passée la crêpe restante demain.

Essayer de remonter les escaliers furtivement, en oubliant la 7ème marche.
Arrivée essoufflée et vouloir se recoucher.
Se prendre les pieds dans un jouet en déclenchant la p’tite musique bien entêtante…

S’asseoir sur le bord du lit et se rendre compte que la place est prise… Par le chat.
Virer le chat en silence… ou du moins essayer…
Se glisser sous la couette et chercher les pieds tous chauds de Petit mari pour se réchauffer.
Entendre grogner, se retourner et s’endormir.
Enfin.

Être dans le brouillard le matin au réveil quand les enfants arrivent plein d’énergie…
Et que Papa ne comprend pas comment je peux être si fatiguée alors que le soir je m’écroule sur le canapé à peine les enfants couchés…

Je ne vois plus mes pieds !

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À 32 semaines,
Je ne vois plus mes pieds quand je suis debout,
Je suis obligée de m’asseoir pour faire mes lacets, alors vivement les beaux jours, qui finiront bien par arriver pour ressortir les jolies ballerines si faciles à enfiler…
Je suis essoufflée en montant les escaliers même doucement… Alors que je les montais et les dévalais 4 à 4, il y a encore quelques mois…
Je suis bien contente que le p’tit dernier (pour le moment), gagne en autonomie, et n’ai plus trop besoin d’être porté.
Je marche en canard et les gens se retournent en magasin en me voyant arriver…
Peut-être ont-ils peur que j’accouche maintenant, entre le rayon lessive et couches…

À 32 semaines,
Je me rends compte que le temps est un farceur, il passe vite et lentement à la fois…
Je me revois encore avec mon sourire bête, mes questions plein la tête et les résultats de la prise de sang à la main… comme si c’était avant-hier.
Je nous imagine dans quelques semaines, réunis, tous les cinq…
J’ai hâte de découvrir le visage de ce tout petit, qui chaque jour fait sa séance de gym pour nous deux… à coups de pieds et de tête…
J’ai hâte de voir la réaction des « grands » face à leur « tout-petit-frère », comme ils aiment à l’appeler.

Mais je sais aussi que ce temps qui défile ne s’arrêtera pas… Que toutes ces sensations et émotions propres à la maternité me manqueront… lorsque mes bras seront plein de mes garçons et mon ventre bien vide…
Alors mon envie est de profiter de tout ça, avant qu’il ne soit trop tard… Profiter de tous ces moments doux, dans une bulle avec les hommes de ma vie…
Ne plus râler quand les petits déboulent dans la chambre le week-end à 7 heures du matin, en pensant avec nostalgie à nos grasses matinées de jeune couple sans enfants…
Mais être réveillée 5 minutes avant eux, grâce aux coups de Monsieur Bébé qui semble vouloir dire Bonjour, et tendre l’oreille pour guetter leur arrivée et avoir droit à son câlin du matin, leurs petits corps encore tous chauds et leurs petits coeurs encore endormis…
Un câlin qui ne durera, dans le meilleur des cas, que quelques minutes avant la, désormais traditionnelle, bataille de polochons du dimanche matin…
Qui se soldera, comme d’habitude, par des parents qui capitulent, et lancent un : « Bon ! On va préparer le p’tit déj’! »

Alors oui c’est sûr, je ne vois plus mes pieds, mais j’en devine deux autres, bien plus petits, quand mon ventre prend des drôles de formes au gré des séances d’étirements de Monsieur Bébé…
Et ça, ça me plait… !

 

La valise pour la maternité.

Première lessiveÀ 30 semaines de grossesse passées, il serait grand temps de préparer la valise pour la maternité.
Elle est prête… dans ma tête…
L’inscription à la maternité a été faite la semaine dernière suite au rdv avec le médecin « Ah mais madame, il serait temps là quand même… »

Cette grossesse est passée à une vitesse folle.
C’est déjà la dernière ligne droite et il va falloir se dépêcher. 

Les semaines sont rythmées par les achats pour bébés au fur et mesure.
Les couches en taille nouveau-né, son premier pyjama…

Et les week-end sont eux, rythmés par les allers-retours au grenier pour redescendre ces fameux cartons de vêtements qu’on ne jettera jamais…
On ouvre un carton « naissance  » et voilà qu’on se retrouve assise au milieu de tous ces bodies, à pleurer bêtement comme une madeleine en repensant aux premiers mois de nos grands bébés. Tout ça face à un p’tit mari qui attend patiemment que ça passe et qui se dit que ça ne sera jamais vraiment fini, que la même scène aura encore lieue dans quelques mois, quand il faudra refermer ce carton pour la dernière fois, mais sans le gros ventre cette fois-ci. 

A la maternité, on vous fourni souvent une liste, (plus ou moins commune à tous les hôpitaux de France je pense) avec ce qu’il faudra pour vous et pour bébé, pour la naissance et pour le séjour… Mais bon, je fais le tri. 

Théoriquement, tout devrait rentrer dans une valise mais comme on rajoute toujours quelque chose de peur de manquer, on partira à la maternité avec la sensation contradictoire de déménager la maison mais d’oublier quelque chose en même temps.
Rajoutant toujours un dernier truc entre deux contractions, on sait jamais… 

Pour le sac de la salle d’accouchement :
Au niveau administratif :
– le dossier complet avec tous les examens des 9 derniers mois (prises de sang, échographies…) sans oublier la carte de groupe sanguin, la carte vitale et la mutuelle.
– le livret de famille ou la reconnaissance anticipée,
– le dossier d’inscription à la maternité.
– une chemise de nuit pour maman,
– un body, un bonnet, un pyjama, une brassière en laine et une turbulette pour bébé.

– Penser aussi aux pièces de monnaies pour la machine à café près de la salle d’accouchement.
– Prévoir des sucres et un p’tit truc à grignoter dans le sac destiné à la naissance/
Pas pour nous, mais pour éviter au Papa d’être attiré par le sol en cette journée qui peut s’avérer longue et stressante.
Parce que, que ce soit le premier, le second ou le troisième enfant, à mon avis, il ne va pas en mener large…
Même sous ses airs virils de chef de famille !
Y a qu’à les voir porter leur petit pour la toute première fois.
Et dire qu’ils se moquent de nous et de nos foutues hormones pendant la grossesse.
Mais z’ont qu’à regarder leurs têtes 2 secondes à ce moment là 😉

Le téléphone avec tous les numéros à prévenir, les numéros seront aussi enregistrés dans le portable du papa, qui prendra 2 minutes pour prévenir les toutes nouvelles grands-mères…
sous peine d’incident diplomatique…
Pensez au chargeur aussi !

– un Brumisateur et des Lingettes déodorantes pour se rafraichir un peu.
– Chaussettes, en état de choc suite à la pose de la péridurale, on a tendance à avoir un peu froid dans une salle bien climatisée, même si le futur papa, lui, meurt de chaud, l’effet du stress sans doute 😉

– Appareil photo et camescope, avec batterie chargée et avec carte mémoire vide de préférence, et pas l’inverse !  

Les indispensables dans la valise pour le séjour, celle qui restera dans la chambre : 
Pour maman :
– des Culottes en coton toutes simples et pas chères, qu’on pourra jeter sans scrupule si besoin. Préférer le côté pratique et confortable en choisissant une taille au dessus et sans coutures.
Pour le côté glamour, on repassera plus tard.
La maternité où sont nés mes 2 grands, proposait un forfait «couches», pour bébé mais aussi pour maman, pour 37€, les couches nouveau-né, les protections pour maman et les ô combien très sexy culottes en filet étaient comprises dedans pour toute la durée du séjour.
Un soucis de moins à penser !

– Une paire de Chaussons
– 2 ou 3 pyjamas ou chemises de nuit, ces dernières seront plus pratiques en cas de soin avec une ouverture bien large à boutons pour l’allaitement. 

Pour l’allaitement :
– Soutien gorge d’allaitement, prévoir une taille de bonnet plus que celle de fin de grossesse
– Des coussinets d’allaitement, il en existe des jetables (marque distributeur par exemple) ou bien des réutilisables en tissus. Après, tout est question de choix et de confort, un peu comme les couches lavables…
– Une crème pour protéger les seins des crevasses, Lasinoh entre autres.
Ici aussi pas de règle, chaque femme est différente, certaines n’en auront pas besoin et d’autres ne pourront pas faire sans…

 Pour bébé :
– 6 à 8 Pyjamas
– 6 à 8 bodys. Manches courtes ou longues selon la saison et les températures attendues. De préférence avec une ouverture sur le devant pour éviter de tourner et retourner bébé lors de l’habillage et du change.
– Chaussettes
– Turbulette
– Langes en tissu pour les régurgitations.
– une couverture, pour envelopper bébé quand il passe inévitablement de bras en bras…
– Un doudou qui nous plait parce qu’on le retrouvera sur les photos de la maternité.
– 1 ou 2 Tétines, elles peuvent nous sauver quand bébé rassasié a quand même besoin de satisfaire son besoin de succion… 

Je prévois aussi une tenue pour bébé mais aussi pour maman par journée passée là-bas.
On est pas malades, donc on ne va pas passer sa journée en pyjama.
Je choisis des tenues confortables mais jolies.
Pas vraiment envie d’avoir honte des photos de la maternité à cause d’un pyjama pas terrible.
Alors on opte pour les leggings et les grandes tuniques, classiques et confortables ! que l’on complète avec un gilet.
Pour bébé, on se fait plaisir et on joue un peu à la poupée…

La trousse de toilette :
avec tout le nécessaire habituel, brosse à dents, dentifrice, gel douche, shampooing…
Pensez à prévoir une gel douche et un déo assez neutre (type Dove ou Nivea), pour ne pas agresser les p’tits nez délicats des tous-petits.

Des produits de toilette pour bébé : savon cheveux et corps, une brosse à cheveux, des carrés de coton, des lingettes et des couches pour le change (si elles ne sont pas fournies par la maternité).

Draps de bain : 3 pour maman mais aussi 3 pour bébé,
La maternité nous en demande une par jour et par personne, Mais personnellement, je retire des draps de bain.
Petit mari nous échangera des serviettes propres contre des sales en cours de séjour…
Prévoir une petite serviette en plus pour éponger la flaque d’eau quand on sort de la douche…

et on ajoute :
– une boite de mouchoirs. pour essuyer les larmes (toujours ces foutues hormones), les nez qui coulent des ainés.
Mais aussi bien sécher là où il faut si on a eu droit à une épisiotomie.
– Une petite veilleuse pour la nuit, pour éviter d’allumer le néon de la chambre
– un stylo et un carnet, pour noter tout ce qu’il nous passe par la tête, quand on est en mode gniangnian la troisième nuit, lorsque la chute d’hormones a lieu… et de ressortir ses notes dans quelques temps…
Oui je suis une grande nostalgique, toujours peur d’oublier ces moments si importants, alorsje note tout… 

J’ajoute des paquets de gâteaux et autres cochonneries pour éviter la fringale de 3h45 la nuit, quand tu passes des heures à regarder bébé dormir…
Le régime, on le commencera au retour à la maison, ou après l’allaitement ou après… Enfin bon on verra quoi, on en est pas la … ! 

Les magazines ou les bouquins… Euh pas la peine d’encombrer la valise avec ça.
S’ils sortent de la dite valise, ils ne seront même pas ouverts.
Bien trop occupée à admirer la merveille, oubliant même de dormir.
Du coup, la place gagnée sera occupée par du maquillage, waterproof si on veut pas finir en mode raton laveur…(mascara, bb-cream et blush sont un minimum…)

Par contre je prévois des livres, des crayons et des p’tits cadeaux (qui ne font pas de bruits) pour mes grands.
Histoire de leur montrer que leur maman pense à eux, même si elle n’est pas présente à 100% toute la journée.
Pour l’arrivée du second, le grand venait fouiller dans la valise tous les jours pour chercher sa surprise donc passage obligé pour cette fois-ci aussi. 

On peut préparer un sac cabine dans la chambre de bébé avec ce qu’on est susceptible d’avoir besoin mais qui n’est pas indispensable dans les 12 premières heures.
Dans le pire des cas, on demandera au papa de le rapporter.
Le sèche cheveux qui peut être utile en cas d’épisiotomie et des serviettes de toilette supplémentaires.

Et comme ça chaque soir, papa pourra commencer à ramener les cadeaux reçus lors des visites, le sac de linge sale…
Ça évitera de remplir le monospace le jour du départ.
Et de repartir avec seulement bébé bien au chaud, calé dans son cosy. 

Pareil, on prévoit du linge en suffisance pour le papa et les enfants à la maison.
On fait des piles de tenues toutes prêtes, avec slip-chaussettes, comme ça Papa n’a qu’à piocher le matin…
Il gagne du temps et nous, on est un peu plus zen pour la logistique à la maison.
Et puis, on est presque sûres de ne pas retrouver de t-shirts publicitaires tous froissés sur les premiers photos de famille.
On y trouvera déjà bien un détail qui tue quand on les enverra à belle maman, alors pas la peine d’en ajouter…

Et vous ? Vous mettez quoi dans votre valise ?
Parce que forcément, j’ai l’impression d’oublier quelque chose…