Archives pour la catégorie Maternité

Le jour où je me suis réveillée dans le corps d’une femme enceinte de 2 mois…

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Je plante le décor.
Fin novembre, c’est le chantier à la maison, les travaux et le stress ambiant aidant je me bloque le dos.
Pas le choix! Je dois faire une pause dans l’allaitement pour pouvoir faire une cure d’anti-inflammatoires.
Arthur prend goût aux biberons et revient difficilement au sein ensuite.
On parvient tout de même à garder une tétée par jour pendant un mois.
Seulement avec une pilule microdosée et un allaitement léger, j’attendais avec impatience mon retour de couche.
La secrétaire du gynécologue refusait de me donner un rdv pour la pose du stérilet avant que tout ne se remette en route… Donc on attend… Lire la suite

Il y a un an, nous étions déjà cinq…

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Il y a un an, on appelait SOS médecins pour le grand à cause de laryngite aiguë et de quintes de toux qui n’en finissaient pas.
Une dose de Solupred. Et le médecin repart en nous demandant d’attendre une heure avant de le coucher.
Une heure au cours de laquelle il s’endormira dans mes bras.
Une heure au cours de laquelle, on discutera avec son papa.

Au cours de cette soirée, il y a eu des mots que l’on regrette, ceux qui quand ils sortent de notre bouche font mal et nous font mal.
Un an plus tard, on se demande encore comment on a pu penser ça 1/4 de seconde.

Il y a un an, je savais, je sentais que numéro 3 viendrai gonfler les rangs de la fratrie.
Sans avoir fait aucun test, au plus profond de moi je le savais
.

Le test, je l’ai quand même fait le lendemain matin.
J’ai attendu que monsieur parte travailler.
Il ne devait pas être au coin de la rue que je savais déjà que nous allions être 5…
J’ai patienté toute la journée en essayant de ne rien laisser paraître.
Partagée entre la joie de devenir à nouveau maman et la crainte d’accueillir un nouveau né alors que le ouistiti venait tout juste de souffler sa première bougie.
Peur de tout chambouler à la maison.
De ne pas y arriver.
Qui devra partager sa chambre.
Changer la voiture.

Il y a un an, on était partagés.
Cette naissance n’est pas un accident mais plutôt une jolie surprise.
Pour Ouistiti, il a fallu plusieurs mois, de nombreux test négatifs et je ne compte pas les faux espoirs et les déceptions.
On pensait que ça prendrait du temps et
On a oublié de faire un bébé.
On a arrêté d’y penser 24h sur 24.
J’avais fait mon deuil de cette troisième naissance et m’étais lancé dans de nouveaux projets, de nouveaux défis…
Et monsieur est arrivé 😀

Chacun « campait » sur ses positions.
Et puis un déclic une évidence on serait 5 cet été et puis c’est tout !

Aller chez le médecin avec le papa.
Voir cette toute petite chose à l’écho et se lancer dans l’aventure à corps perdu.
Se rendre aux urgences 3 jours après et s’entendre dire par le remplaçant de super médecin que je suis en train de faire une fausse couche.
Et là c’est le drame !
On l’aimait déjà ce petit pois sauteur.
On se rend compte qu’il tient déjà sa place dans notre famille quand on est sur le point de le perdre
.

Mais c’est un battant.
Prise de sang toutes les 24h et
Ce n’était qu’un « petit » décollement qui s’est résorbé avec du repos.
Autant dire que le début de grossesse n’a pas été des plus serein.

Mais le principal est d’être là.
En pleine forme, tous les 5, un an après.
Et unis plus que jamais
.

Un brouillon écrit à 5 h avec un tout petit endormi dans les bras après la tétée.
Et se dire qu’on s’est pris la tête pour bien peu de chose.
Que seraient nos vies, ma vie, sans lui.
Sans eux.

Allaiter… Pourquoi ? Et pourquoi pas d’ailleurs ?

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Des articles sur l’allaitement, il en a fleuri des centaines sur le net cette semaine. Alors je ne vais pas vous dire qu’il faut le faire obligatoirement sous peine de passer pour une mauvaise mère.
Que c’est ce qu’il y a de meilleur pour vos enfants.
D’autres articles spécialisés le feront beaucoup mieux que moi.

J’ai aillaité mes 3 petits.
Le petit dernier, 4 mois profite encore de ces moments rien qu’à nous.

Pourquoi je les ai allaités…?
Parce que oui, c’est bon pour eux.
Mais ce n’est pas cet argument qui a fait pencher la balance.
Tout a commencé en 2008 avec la naissance de Loulou.
Pourquoi allaiter ? Et pourquoi pas après tout ? Lire la suite

Babynote – Le Carnet des Premiers Jours.

Mes trois petits sont nés dans la même maternité.
Une maternité très familiale, où on vous chouchoute, où on prend le temps de vous écouter et de répondre à vos questions, que ce soit pour votre premier enfant ou bien votre troisième.

Dans cette maternité, comme dans beaucoup d’autres aussi, je pense,
on nous remettait une «feuille de surveillance du nouveau-né», où on devait consigner l’heure et la durée des tétées, quand on changeait les couches et ce qu’on y trouvait.
L’équipe de puéricultrices y ajoutait le poids chaque matin.

Une feuille que j’ai précieusement conservé pour mes 3 petits, un souvenir de leurs premiers jours.
Une feuille qui a été photocopiée une bonne dizaine de fois à en croire la netteté du tableau à remplir…
Une mise en page assez austère et peu engageante, qui est restée la même entre 2008 et 2013…

Début 2013, alors enceinte de quelques mois, je fais la découverte sur Internet d’un joli petit carnet aux illustrations douces et enfantines, qui permet de remplacer cette feuille de suivi.
C’est le carnet Babynote.
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Je vois qu’il est distribué gratuitement dans certaines maternités, malheureusement pas la mienne… 🙁

Tant pis, Arthur est prévu pour juillet, mon anniversaire étant la première semaine de juin, c’était un cadeau tout trouvé pour la future mamie…
Les jours et les semaines passent…
Mon anniversaire aussi…
Mais point de Babynote !
babynote-moi

Je me promets alors de prendre 5 minutes pour le commander…
Les jours défilent et Arthur prend tout le monde de court en arrivant plus tôt…
Décidément ! Il est dit que je n’aurais pas mon carnet Babynote à la maternité !
Qu’à cela ne tienne, j’ai recopié mes post-it que j’avais précieusement conservé et j’y ajoute quelques photos au fil du temps…
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Et pour celles et ceux qui déploraient le nombre de pages, sachez qu’il existe maintenant des recharges, utiles notamment lors de l’allaitement à la demande et pour accompagner bébé plus longtemps.

Son emballage soigné en fait une parfaite idée cadeau pour une future maman !
Et son prix riquiqui permet de gâter bébé sans se ruiner !
13,50€ pour la carnet seul ou 19,50€ pour le carnet et sa recharge.
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Enfin bon, vous l’aurez compris ! Je suis sous le charme de ce petit carnet ! 

La fin de l’aventure « Maternité »

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31 décembre 2008 : retour à la maison pour le début de notre nouvelle vie à trois.
Il nous aura fallu quelques jours, semaines et mois pour trouver le rythme, notre rythme.

1er octobre 2011 : nous voilà quatre à la maison.
Tout se bouscule, notre mécanique si bien rodée est un peu chamboulée.

19 juin 2013 : la famille est au complet avec nos 3 enfants mais nous allons devoir tout réapprendre.
Le temps va devoir se rendre un peu plus élastique pendant un moment.

Chaque enfant a ses besoins et ses attentes.
Il est clair que les phrases telles que :« une petite minute », »attends », « j’arrive » vont beaucoup résonner à la maison ces prochaines semaines.
Mais promis les loulous, Papa et Maman feront de leur mieux…

Le retour à la maison est toujours un peu particulier.
Un peu comme quand on revient de vacances, quand il faut se réapproprier les lieux.
Heureux et nostalgique à la fois.
Heureux d’être rentrés dans notre « chez nous » et nostalgique que cette aventure soit déjà terminée.

Relancer la valse des machines, remplir le frigo, reprendre une routine en gardant en mémoire ces derniers jours… Souvenirs qui flotteront encore quelques temps dans nos têtes, avant de replonger tête baissée dans le rythme encore un peu plus effréné de nos vies…

Repensant à ce post écrit dans la chambre 55 de la maternité qui a vu naître mes 3 enfants, dans quelques semaines, mois ou années…

J’ai promis que je ne pleurerai pas pour la sortie demain ou du moins que j’essayerai.
Mais je ne suis vraiment pas sûre de pouvoir retenir ces larmes qui montent et redescendent toutes seules sans qu’on ne leur ai rien demandé, depuis quelques jours.
Foutues hormones !

Il y a presque deux ans je quittais cette maternité le cœur lourd.
Aujourd’hui, je ressens la même nostalgie mais avec cette fois-ci un sentiment d’accomplissement et une grande fierté.
Je suis fière de notre famille
.
Fière de mon mari qui a tout géré.
Fière de mes enfants qui n’ont pas trop fait tourner les grands-parents en bourrique.
Fière de moi, un peu quand même, d’avoir un mari aimant et 3 très beaux enfants en bonne santé. (Une maman est toujours très objective quand il s’agit de ses enfants… 😉 )

Mais là, c’est sûr! Une fois que nous aurons passé cette porte au bout du couloir, nous quitterons toutes ses petites fées qui ont veillé sur nous pendant ces 5 jours,
Et l’aventure « maternité » sera terminée pour nous.
Peut-être passerons-nous cette même porte dans 25 ans pour aller admirer la bouille de notre premier petit-enfant…
Mais c’en est fini de notre tour…
Maintenant place à la vie de famille.
Notre belle et grande famille.

Hâte d’entendre des « maman » dans toute la maison, car même s’ils sont venus chaque jour, mes « grands » me manquent.

Et je suis sûre que mon p’tit mari a hâte que je rentre aussi…
Il doit s’ennuyer de ne pas m’entendre râler sans raison… 😉
Ça par contre, ça devrait vite rentrer dans l’ordre… Je ne me fais pas trop de soucis…

Autant mes grossesses et les naissances ont été différentes, autant le retour à la maison a un goût de déjà-vu…

 

Edit : J’ai réussi à traverser ce couloir sans pleurer…
Une seule et unique larme n’a coulé que dans la voiture… 😉

Bonne fête Papa…

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Dimanche 16 juin, jour de fête des pères en France.
Une journée ensoleillée chez nous.
On voit la vie encore un peu plus en bleu depuis 24h.
Car Monsieur P’tit-Mari a reçu son cadeau de fêtes des pères avec un peu d’avance.
Monsieur bébé a décidé de nous faire une surprise en pointant le bout de son nez avec plus de 3 semaines d’avance.

En plaisantant, j’avais dit au papa qu’il aurait son 3ème fils pour la fête des pères…
C’était presque ça !

Jeudi : des contractions toute la journée.
Elles sont gênantes mais pas franchement douloureuses.
Elles me font danser d’une fesse à l’autre sans grimacer.

Dans la nuit, elles semblent se rapprocher mais c’est toujours pareil niveau intensité.
Je me dis que bébé se prépare doucement, il se fait beau et range sa chambre…

En plaisantant sur le trottoir vendredi matin avant de partir à l’école, on se dit au revoir mais pas « à ce soir » comme on en a l’habitude…
Mais plutôt « à tout à l’heure… »

Nos antennes de parents doivent sentir quelque chose…

J’emmène donc Loulou aà l’école avant une journée chargée en rendez-vous administratifs, médicaux…
Partie faire quelques courses rapides, nous voilà partis ouistiti, la mamie et moi direction la clinique… Juste pour contrôler…
Sauf que les contractions se sont intensifiées et rapprochées.
On en est à une toutes les 2-3 minutes.
Mais j’essaye de garder le sourire devant mon p’tit bonhomme qui au haut de ses 20 mois se demande un peu où on est.

Inutile de préciser que les rendez-vous en question ont du être annulés les uns après les autres au fur et a mesure de la journée, bafouillant quelques excuses au téléphone entre 2 contractions.

La sage femme me fait un monito et m’examine.
On a même le temps de faire un câlin avec ouistiti, qui s’endort dans mes bras bercé par les battements de cœur de son frère.
Verdict: on ne sait pas trop ce qu’il se passe.
Malgré les contractions, le travail n’avance pas et les médicaments ne font pas passer les contractions…
Donc on marche en attendant de voir ce qu’il se passe.
Et on rappelle P’tit-Mari, des fois que ce soit le bon jour…
A 14h, c’est décidé je reste au moins en observation…
A 15h, direction salle d’accouchement le travail s’est enclenché… Doucement mais sûrement.
Et puis pour un 3ème ça va vite, me dit-on.
Donc on va appeler l’anesthésiste rapidement.
La poche des eaux est percée.
Et là, Monsieur-Bébé a décidé que non finalement il resterai bien au chaud…
Chaque contraction le fait remonter au lieu de descendre.
On envisage doucement une césarienne…
Mais comme il ne souffre pas des contractions et que j’arrive encore à les gérer sans trop de soucis, on patiente un peu.
Ça serait dommage de devoir passer au bloc pour un troisième alors que les deux premiers sont nés sans soucis.

Et ensuite tout s’accélère…
Enfin surtout les contractions.
Les temps de repos sont maintenant plus courts que les contractions en elles-même.
Je commence à perdre pied.
Je sens un malaise arriver, les oreilles bourdonnent…
C’est décidé : césarienne.

5 minutes plus tard me voilà au bloc,
Attachée sur la table d’opération toujours avec les oreilles qui bourdonnent, des mouches dans les yeux et des nausées.
Il est 22h25, et Monsieur-Bébé pousse enfin son premier cri après plus de 12 heures de travail à la maternité.

Monsieur regardait les étoiles, le nez en l’air et ne pouvait donc pas s’engager.

On me le montre 30 secondes, le temps d’un bisou et il part rejoindre son papa pour les soins dans les bras de la sage femme.
La ressemblance avec ses frères est frappante.

Je me retrouve tremblotante entre l’émotion et l’anesthésie.
Seule, sans mari et sans bébé, même si je suis très entourée par toute l’équipe médicale qui m’avouera ensuite que je leur ai fait très très peur.
Le temps est à la couture pour le médecin et ensuite salle de réveil pour moi.
Comme je peux rapidement bouger mes orteils, on me laisse regagner ma chambre avant les 2 heures habituelles… Il est tard, la journée a été longue, j’ai hâte de retrouver mon bébé et mon mari.

Mari, que j’ai laissé inquiet sur le seuil de la salle d’accouchement, tout seul et que je retrouve souriant et soulagé avec bébé.
Ça y est ! Il est là ! On est là ! Et tout le monde va bien !
Maintenant, on peut pleurer de bonheur et plus seulement de peur et de stress…
Parce que oui, j’ai craqué, les nerfs ont lâchés et les larmes ont coulées quand on nous a annoncé la possibilité d’une césarienne.
Mais j’ai pu compter sur le soutien sans faille du papa, qui n’a rien laisser paraître de son stress pour me remonter le moral et me laisser partir plus sereine vers le bloc.

Tout au long de la grossesse, monsieur P’tit-Mari me demandait de ne pas accoucher la nuit ni un week-end.
Et Loulou voulait que son frère arrive un jour où il y a école.
Pari tenu, Arthur est arrivé vendredi soir à 22h25.
On nous avait prédit un gros bébé, il ne pèse que 3.060 kg et mesure 46.5cm.
Autant dire que les mamies sont arrivées en renfort avec des vêtements en naissance et prématurés.

8 h après ma césarienne, je pète le feu…
Je suis debout pour m’occuper de mon bébé…
Une jolie cicatrice qui ne ressemble à rien de plus qu’un trait de crayon…
Bref, tout est oublié !
Il ne reste que les bisous et les câlins… Le bonheur en somme !

Les grands ont rencontré leur petit frère hier, se battant autour du berceau pour avoir la meilleure place pour le voir… Une véritable histoire d’amour qui prend forme…

Alors voilà je pense que pour monsieur Ptit-Mari cette fête des pères a une saveur encore différente des précédentes.
Ça y est notre famille est là, au complet!

Bonne fête à tous les papas.
À mon mari.
Mais aussi à mon papa à moi, la première fois depuis 29 ans où je n’irais pas le voir pour sa fête…
C’est lui qui passera nous voir ! Mais je crois qu’un câlin de son p’tit fils pardonnera tout ça 😉

5 ans d’amour et 3 enfants…

Si on m’avait dit il y a un peu plus de 5 ans que je serai l’heureuse maman de 3 enfants et la ptite femme comblée de monsieur ptit mari…
J’aurais très certainement rigolé un bon coup avant de prendre mes jambes à mon cou…

Moi qui me pensais être une vaccinée de l’amour et de ses coups bas.
Ceux qui font mal au cœur et qu’on pense ne jamais s’en remettre.
Ceux qui vous font toucher le fond sans voir aucune fin heureuse et vous font douter des hommes…
Ceux qui vous laissent entrevoir un avenir plutôt morose dans un appartement, toute seule, entourée de chats et de poissons rouges…

Et puis la vie vous réserve des surprises, des mauvaises, des bonnes voire même des très très bonnes !
Comme ajouter un jour de plus en 2008, et placer sur la route un jeune homme (à l’époque 😉 )
Ensuite tout s’enchaîne, moi qui ne croyais plus à l’amour, je me laisse emporter, comme ça… Sans rien y faire et sans rien pouvoir y faire.

Tout s’est enchaîné, sous les regards médusés, incompréhensifs et méfiants de notre entourage.
Seuls les plus proches ont semblé nous comprendre… En même temps, on ne leur a pas laissé trop le choix…
Les autres n’attendaient qu’une chose : notre chute, qu’ils espéraient brutale!

Il faut dire que nous n’avons pas forcément fait les choses comme il est convenu de les faire…

Une rencontre, un emménagement, l’achat d’une maison, un bébé, un voyage de noce avant même les noces, un pacs, un mariage, et la naissance de notre premier enfant.
Tout cela en moins de 10 mois…

Un peu plus de 5 ans et 3 enfants plus tard, je me dis que notre folie a payé, nous avons fait mentir toutes ces mauvaises langues qui n’auraient pas parié un centime sur notre couple…

Tout ça pour dire que mon ptit homme je l’aime.
Bien plus qu’il ne puisse l’imaginer… Et le remercier de faire de moi la femme que je suis aujourd’hui.
D’avoir confiance en moi pour deux, de croire en mes projets les plus fous, répondre à mes envies les plus farfelues…
D’être là pour nos enfants, pour moi,
Partageant toujours son temps entre nous, quitte à rogner sur son temps « perso », celui dont on a tous besoin pour être bien…
Le confort et le bonheur de notre famille prévaut sur le sien.
N’étant heureux que si nous le sommes…
D’avoir supporter les longues heures d’attente et de stress, ponctuées de contractions, lors de la naissance de notre petit dernier cette nuit… Le tout sur un tabouret des moins confortable…

Et comme dit un célèbre chanteur bien aimé des français, maintenant à la retraite.
« J’aurai eu des enfants mais pas ceux-là.
Ma maison est là, exactement dans ses bras !  »
C’est pas pour rien qu’elle clôturait notre cérémonie de mariage… 😉

Alors oui la vie nous réserve de jolies, très jolies surprises ! Et c’est ce qui fait quelle vaut d’être vécue à fond.
Et de profiter de chaque instant sans trop se poser de questions en laissant les soucis de côté…
Si je ne devais retenir que quelques moments parmi les plus forts, ce seraient sans hésiter lorsqu’il a tenu nos enfants pour la première fois dans ses bras.
Un regard embué qui en dit long, bien plus que toutes les déclarations d’amour… Et même bien plus qu’un oui, prononcé la voix un peu tremblante d’émotion un certain 30 août…

Je suis amoureuse tout simplement de mes 3 p’tits mecs et leur papa.

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Et puis Juin…

Et puis Juin…

Nous y voilà, le mois de Juin pointe son nez… Enfin…
Ici, on n’attend pas le soleil…
On t’attend toi…
P’tit bonhomme qu’on ne connait qu’au travers des échos, des coups de pieds et des drôles de formes que prend mon ventre…
Tes grands frères t’attendent avec une impatience folle.
Le plus grand nous demande chaque jour : « C’est aujourd’hui que tu vas chercher le ToutP’titFrère à l’hôpital ? »

Le plus petit pointe mon ventre en disant timidement : « Bébé ? Là ? »

Alors nous y voilà… En Juin…
Viens prendre la place dans ta famille, mon tout petit garçon…
Ne sois pas trop pressé quand même, fini de te faire beau… et range tes jouets 😉
On est là…
Ne t’inquiètes pas !
Tout est presque prêt… Il reste forcément le tout dernier petit détail…

La fin de grossesse me rend nostalgique.
Je veux profiter de chacun de mes 3 enfants.
Pour la première grossesse, j’étais très pressée de rencontrer mon fils.
Tellement pressée que je n’ai pas profité des derniers moments de cette grossesse, prise dans le tourbillon des fêtes de fin d’année…

Pour le second, je savourais ou du moins essayais chaque coup de pied de bébé car je savais qu’ils me manqueraient ensuite.
Si nostalgique, que je pleurais toutes les larmes de mon corps, le jour où j’ai quitté la maternité avec mon mari et mes deux enfants.

L’aventure maternité s’arrêtait là pour moi.
Une autre, encore plus forte commençait bien sûr, mais ça y est c’était fini. Mes bébés étaient là dans mes bras et mon ventre vide.
Face à un p‘tit mari qui ne comprenait pas trop ce qu’il se passait et boudait un peu… Pensant que je n’étais pas heureuse de rentrer à la maison, tous les 4 !

Et pour le troisième, en plus des coups de pieds à essayer de ne pas oublier, viennent s’ajouter les caresses et les bisous des grands.
Toutes ces choses qu’on ne revivra plus, une fois bébé né et qui ont changé notre vie.
Alors oui, je sais que je dois profiter de ces moments.
Ces derniers moments de future maman.
Ces derniers moments à 4.
Puisque notre vie va changer et plus rien ne sera comme avant.
J’ai hâte d’y être mais je veux encore profiter de tout ça…
Vous pouvez me traiter de folle.
Promis je ne me vexerai pas 😉

Avant je n’étais une femme, maintenant je suis aussi une maman.
Et pour moi ce rôle est bien plus important.
L’impression que la vie, ma vie, est là ! Il ne pouvait pas en être autrement !
Mes enfants et mon mari font de moi la femme que je suis.
Et même si je râle beaucoup, je suis heureuse comme ça.
Avec eux et surtout grâce à eux !

Alors oui, ça a déjà été dit et archi-répété mais j’ai découvert qui je suis le jour où je leur ai donné la vie…
Et c’est pas pour rien que cette chanson me tire les larmes aux yeux et me hérissent les poils des bras à chaque fois…
(Monsieur P’tit-Mari, t’es pas obligé de te foutre de moi hein… ;))

Alors mon tout-petit, viens découvrir la famille un peu folle que nous sommes…
Un brin de folie, c’est sûr… Mais surtout beaucoup d’amour… Et c’est bien tout ce qui compte !

Ça jacasse ! : Mon premier test de grossesse

logo-2On est le 28 avril 2008.
En plein dans les valises, insouciants, on part pour 10 jours de farniente au soleil à Punta Cana.
Il est 3 heures du matin, je me prépare doucement pour ma dernière journée de travail avant les vacances, en essayant de ne pas faire trop de bruit pour ne pas réveiller Monsieur « Pas-encore P’tit-Mari ».

Et puis là, c’est décidé! Je fais ce test.
Au pire, il sera négatif et j’aurai la journée complète pour digérer l’info avant de lui en parler.
Scène vue et archi-vue : Test fait et négligemment posé sur le bord du lavabo en attendant que le sablier s’efface pour laisser place à un ou deux mots.
Enceinte – Pas enceinte.
Des coups d’œil furtifs. Plusieurs. Beaucoup même.
Et tout à coup, plus de sablier.
Juste le temps d’attraper ce test.
Courir jusqu’à la chambre, devant un chat qui se demande bien ce qu’il se passe (et ce n’est que le début…).

Se précipiter sur le lit et réveiller mon ours grognon en lui explosant littéralement le genou droit au passage (et un peu le coude)…
« Ça y est ! Tu vas être papa ! »
L’un des réveils les plus rapides, je pense.
Un beau bleu et quelques années plus tard, on en plaisante encore…
Que tout le monde se rassure, les tests de grossesse présageants des naissance futures ont été fait plus calmement.
De jour et un peu plus réveillés.
Et personne n’a été blessé.

Allez ensuite enchaîner une journée de boulot, l’air de rien, avec un sourire qui ne vous quitte pas dès 3 heures du matin.

Autant dire que la journée a été très longue.
Heureusement, les vacances étaient proches et nous partions en pré-voyage de noces à trois.
J’ai donc testé les transats laissant les cocktails au futur papa…

Voici ma participation à {Ça Jacasse!}

Un enfant… Puis Deux… Et Trois…

Avoir un enfant, c’est :
Regarder son nombril pousser pendant sa grossesse,
Le dévorer des yeux et le regarder pousser toute la journée,
Le mitrailler de photos,
Avoir du mal à se séparer de son tout petit,
Craquer sur des vêtements tous petits rikiki… et refaire toute une garde robe…
Suivre scrupuleusement sa rééducation périnéale,
Apprécier le temps en tête à tête avec son tout-petit,
Dormir en même temps que bébé pour récupérer un peu des nuits trop courtes,
Avoir 2 enfants ou plus, c’est :
Ne pas voir sa grossesse passer,
Ne plus courir chez le médecin au moindre nez qui coule,
Laisser plus facilement bébé aux grands parents pour accompagner le plus grand,
Réutiliser les vêtements du grand,
Se dire qu’on appellera la kiné la semaine prochaine pour sa rééducation… Voir les semaines passer sans avoir donné ce coup de fil pour prendre rendez-vous,
S’occuper et passer du temps avec le grand, enchainer les machines et le ménage quand le plus petit dort…
On se reposera plus tard.

Avoir plusieurs enfants, c’est aussi :
Comparer les progrès des enfants, plus ou moins inconsciemment,
Papillonner entre ses enfants… essayant de ne pas faire trop de différences…
Apprécier la complicité naissante de jour en jour entre les frangins…
Regarder les photos et s’amuser des ressemblances…
Reconnaitre qui est qui et mélanger sans soucis les clichés face à des grands-parents qui n’y retrouvent pas leurs petits…

tracteur-lego

Alors oui avoir des enfants, ça peut parfois être compliqué…
Tout n’est pas tout rose tous les jours…
Mais une chose est sûre, c’est qu’avec mes distributeurs à bisous et à câlins officiels, tout est – très – vite oublié !